samedi 7 avril 2007

Photos de voyage





C'est en général Richard qui est derrière l'objectif depuis le début du voyage.
Il s'éclate tellement que je l'ai nommé responsable de l'image, notamment des portraits car il a le culot de braquer le zoom sur les gens, les serveuses de bar en particulier. Par contre je reprends les commandes quand il s'agit de "conditions extrêmes", dans le bus par exemple, entre les cahots et les virages, lorsqu'il faut immortaliser un superbe paysage ou un troupeau de guanacos qui traverse devant le bus à toute vitesse. Ca c'est du sport, j'aurais pu être envoyée spéciale ou correspondante de guerre !!!

C'est vrai que les photos sont belles mais la nature nous donne quand même un sacré coup de pouce. A chaque excursion, on se dit : "allez encore une et c'est la dernière".Le numérique c'est fantastique, on n'hésite pas à remplir la carte mémoire même s'il est difficile ensuite de trier, jeter, choisir. Et puis il faut dire qu'avec ce super cadeau de retraite, c'est un régal. On ne s'en lasse pas. Merci encore.
Ce que vous voyez de nos photos n'est qu'un échantillon (nous reviendrons avec un nombre de photos que nous estimons à plus de 6000). On a parfois tellement de mal à les envoyer que nous nous limitons à quelques unes (à San Pedro, par exemple, il fallait plus d'une demi heure pour envoyer une seule photo).
A la fin de notre voyage nous avons l'intention de faire sur Internet une rétrospective avec plein de photos inédites. Nous la complèterons par un album sur support papier. Nous pensons également réaliser des montages. Les idées foisonnent...

PS 1 : qui est l'anonyme aux bisous chocolatés. Nous ne l'avons pas reconnu(e).

PS 2 : nous avons le plaisir d'annoncer à tous nos lecteurs que Laetitia vient d'obtenir son permis de conduire. Prenez garde, particulièrement les cyclistes bretons (bien que ceux ci aient été pratiquement décimés lors de sa dernière visite en conduite accompagnée). Bravo Laetitia. Maintenant, place au BAC.

mardi 3 avril 2007

San Pedro de Atacama.



Une oasis perdue au milieu du désert d'Atacama qu'on atteint après 22 heures de bus depuis Santiago.
Nous avons décidé d'y poser notre sac à dos pour 4 jours. Le village ressemble tout à fait à l'idée qui traîne dans notre imaginaire sur l'Amérique du sud : des maisons sans étage, construite en adobe (terre), des rues poussiéreuses où quelques cactus et arbustes recouverts de sable tentent vainement de survivre, des chiens errants à la recherche d'un coin d'ombre. Car le soleil cogne à cette altitude (2400 m). Il n'est pas tombé une seule goutte d'eau depuis 4 ans. Ce village est devenu la base arrière des routards qui veulent faire l'expérience du désert. Le soir, lorsque la fraîcheur arrive, les rues voient apparaître une population cosmopolite qui se mêle à la vie locale. Nous avons dîné hier au soir avec une australienne de Melbourne que nous avions rencontrée à Ushuaia, des milliers de kilomètres plus au sud.

Autour du village, le désert : des centaines de kilomètres de sable, de cailloux, de "salars", aucune végétation. La faune est réduite à sa plus simple expression : quelques renards qui viennent chercher leur nourriture aux abords du village et retournent le soir vers leur gîte. Les derniers condors ont émigré il y a une trentaine d'année vers l'Argentine faute de nourriture. Mais des paysages lunaires à couper le souffle.

Hier après-midi, nous nous sommes rendus dans la "vallée de la mort" : la progression est difficile, les pieds s'enfoncent parfois jusqu'à la cheville dans le sable. Le cañon qui nous entoure laisse apparaître des couches minérales, toutes de couleurs différentes, qui se sont superposées au cours de millions d'années. Nous terminons au coucher du soleil dans la "vallée de la lune", spectacle irréel : juchés sur une crête, il faut laisser le regard se perdre sur ce relief tourmenté que les rayons déclinants du soleil vont sculpter en harmonies d'ombres, d'ocres et de bruns. Il est d'usage à ce moment de boire le pisco que nous avons apporté de San Pedro. Nous n'y manquons pas, le spectacle vaut bien ce sacrifice (ne ricanez pas, je vous entends d'ici).

Ce matin, lever à 4 heures. Il faut arriver au site géothermal d'El Tatio avant le soleil. La piste grimpe dans la cordillère jusqu'à 4320 mètres. Là, sur l'altiplano, des volutes de vapeur s'élèvent à plusieurs dizaines de mètres pour accompagner des geysers d'eau bouillante. L'air sent le souffre, de chaque cavité s'échappe le bruit sourd de l'eau en ébullition. Il fait -5 degrés, le sol est gelé : contraste saisissant avec l'eau qui sort à 85 degrés.

Nous poursuivons ensuite vers le village de Machuca*, petit pueblo au cœur de l'altiplano : image de carte postale. A cette altitude, curieusement, la végétation réapparaît sous la forme de buissons épars de quelques centimètres de hauteur. La faune aussi, et nous rencontrons nos premiers vicuñas et nos premiers lamas. Ce sera une rencontre gastronomique également puisque l'unique échoppe du pueblo prépare des brochettes de lamas. Délicieux, mais nous ne sommes pas d'accord pour en définir les saveurs. Nous avons toute l'après-midi pour en débattre.

Demain, nous envisageons de porter nos pas vers le "salar" (lac de sel).


* Si vous en avez l'occasion allez voir ce film chilien "Mon ami Machuca" (nous pouvons prêter le DVD) : une mise en image sincère et émouvante des problèmes rencontrés par l'Unité Populaire en particulier dans le domaine dela démocratisation de l'enseignement et de la violence au quotidien du coup d'état militaire.

Pas de message aujourd'hui

Je voulais juste un post le 3 avril. Julie

dimanche 1 avril 2007



Voici maintenant un mois que nous voyageons en Amérique latine, au Chili et en Argentine. Ces deux pays ont subi pendant les années 70 et bien au delà, des dictatures militaires sanglantes pilotées par les administrations US successives via la CIA.
Nous étions curieux de voir quelles traces elles avaient laissées dans ces sociétés depuis le retour des démocraties parlementaires.
En Argentine, la perception n'en est pas évidente à part quelques allusions dans la presse aux manifestations hebdomadaires des "mères de la place de Mai". Il est vrai qu'en Argentine la dictature a duré moins longtemps qu'au Chili même si elle fut tout aussi barbare. Le problème récurrent qui semble dominer la conscience politique argentine (pour des observateurs comme nous) reste la blessure profonde qu'a laissée la défaite lors de la guerre des îles Malouines en 1982. Pas une journée sans qu'un tag sur un mur, un titre dans la presse, un monument dans la rue viennent rappeler ce moment de leur histoire. Toutes les communes, si petites soient-elles ont leur "Calle de las Malvinas argentinas". De toute évidence, si la question a été réglée militairement par l'Angleterre, elle ne l'a pas été politiquement.
Il en va tout autrement au Chili où l'héritage de la dictature est une plaie toujours vive de la société. Ce pays, s'il est revenu à une démocratie parlementaire, reste économiquement et institutionnellement marqué profondément par les 17 années de dictature. L'organisation économique et sociale reste majoritairement régie par les lois de l'ère Pinochet que ni les gouvernements centristes et socialistes qui se sont succédés depuis n'ont su ou voulu changer, et la société est restée profondément inégalitaire, génératrice de conflits sociaux exacerbés.
Un exemple : les bénéfices de l'exploitation du cuivre, la richesse nationale, restent depuis la dictature aux mains des actionnaires (bien entendu) et de l'armée qui s'en réserve une part importante.
C'est comme cela que nous nous sommes retrouvés jeudi au milieu d'une manifestation lycéenne et d'une charge de police (on ne se refait pas !).
Explication : l'enseignement au Chili est régi par la LOCE (loi organique constitutionnelle de l'enseignement) établie en 1990, quelques jours avant le départ de Pinochet. Cette loi qui désengage l'état de ses responsabilités en matière éducative a permis la privatisation des établissements scolaires et l'entrée en leur sein des entreprises privées par le biais des subventions. Début mars, nous avions discuté avec deux étudiantes qui nous avaient parlé du coût exorbitant des études au Chili. Les lycéens (qui se nomment eux mêmes "les pingouins" par référence aux couleurs bleues et blanches de leurs uniformes) sont en lutte pour l'abrogation de la LOCE depuis des années (en particulier ses aspects concernant les droits d'inscription et le coût des transports scolaires). L'an dernier, une manifestation qui avait surpris par son ampleur avait été violemment réprimée mais avait débouché sur la constitution d'une commission chargée de faire des propositions.....et qui depuis n'en a fait aucune. Depuis deux semaines, les lycéens occupaient les lycées. Ils en ont été violemment expulsés mardi par les carabiniers, leurs représentants élus sanctionnés, et ils se retrouvent maintenant dans la rue. Le problème se règle aujourd'hui à coups de pierres, de cocktails molotof et de matraques. La nuit de jeudi à vendredi, après une journée d'action nationale, a été le théâtre de violents affrontements dans le centre de Santiago et d'une répression féroce : matraquages, canons à eau, intervention des blindés, arrestation de plus de 603 jeunes mineurs, annulation de leurs inscriptions scolaires... tout cela sous un gouvernement "socialiste".
Allende réveille toi, ils sont devenus fous !
Le problème ne sera pas réglé pour autant car les pouvoirs politiques et économiques ne semblent pas prêts à accéder aux revendications des lycéens et à revoir les questions éducatives dans une perspective de justice et d'égalité (pas plus que les autres questions d'ailleurs). Notons au passage que le traitement par la presse écrite et TV est tout aussi scandaleux que le fut chez nous par exemple celui du traité constitutionnel européen : une seule voix, un seul son de cloche, d'interminables défilés de ministres, de sous-ministres, d’"experts autorisés", de représentants du MEDEF local, des titres comme "la journée des délinquants", "les hordes détruisent tout sur leur passage".... Pas une seule fois ces derniers jours (et nous suivons la crise avec attention), nous n'avons lu ou entendu l'opinion d'un délégué lycéen, d'un représentant syndical. La presse aux ordres et la pensée unique sont de mise sous toutes les latitudes. Il est frappant malgré tout d'observer comme la période de l'Unité Populaire reste présente dans les consciences et visible partout, faisant même l'objet d'un véritable culte : vente de T-shirts, de badges, de photos jaunies, de posters, de tableaux, noms de rues. Salvador Allende, Pablo Neruda, Victor Jara auxquels on associe souvent "Che" Guevara, sont présents partout. Nous avons vu à Puerto Montt, petit port du sud du Chili, un tag récent : "Victor Jara vive siempre en el pueblo".... 34 ans après, alors que les "Pinochet, hiro de p...· sont monnaie courante. On n'étouffe pas les consciences.

"Il est une chose contre laquelle la plus puissante armée du monde ne pourra jamais rien faire : c'est une idée pour laquelle le temps est venu" (Voltaire)

Hasta siempre.

vendredi 30 mars 2007

Réponses à Nicolas, Benjamin et Jeanne : pourquoi faisons-nous le tour du monde ?
Pour savoir comment vivent les gens de l'autre coté de la planète, en apprendre un peu plus sur leur environnement, leurs modes de vie : curiosité, envie de dépaysement, d'exotisme, besoin de bouger... de nombreuses raisons nous font parcourir le monde. En passant d'un pays à l'autre, nous mesurons à quel point les modes de vie sont différents.
Nous sommes également époustouflés devant la beauté des paysages. Cependant, nous avons été parfois attristés de voir le comportement peu respectueux de l'environnement des touristes mais également des populations locales. Au cœur de l'Himalaya, près d'un village, nous avons vu un dépôt d'ordures de toutes sortes (verre, plastique...). De temps en temps, ils doivent en éliminer une partie par le feu, entraînant d'autres problèmes comme les feux de forêt. En Polynésie française, certaines plages sont jonchées de déchets. Les pêcheurs jettent parfois leurs vieux filets et casiers dans les passes, détruisant le corail. En Argentine, quand on traverse la pampa, on voit au bord des routes des bouteilles de verre, des canettes en métal ou plastique jetées sans doute par les fenêtres des voitures. Bien sur, on rencontre aussi ces comportements en France mais on espère qu'avec des moyens (tri sélectif, ramassage des ordures...) et l'éducation à l'environnement, la génération dont vous faites partie fera en sorte de redresser la barre pour sauver notre belle planète.
Nous avons été aussi rassurés par des mesures (officielles ou non) mises en place dans certains pays. Lorsqu'on se dirige vers le camp de base de l'Everest, une information est faite aux grimpeurs et ils sont tenus de redescendre leurs ordures et de les présenter au retour. De plus, il existe des associations qui "nettoient" la montagne des déchets "oubliés". Au Japon et en Nouvelle Zélande beaucoup d'efforts sont faits concernant le respect de l'eau. Concernant la Polynésie, nous ne jetons pas la pierre aux populations locales ; un manque d'éducation à ces problèmes est sans doute à l'origine mais aussi une absence de mesures et de moyens mis en place par le gouvernement. On nous a fait remarquer, à juste titre, que la gestion des déchets sur les îles est un véritable problème : que faire de tous ces déchets non organiques pratiquement indestructibles ? C'est un problème auquel on ne pense pas quand on habite le continent.
Quand à la durée de notre voyage, il aura duré 8 mois (du 2 novembre 2006 au 1er juillet 2007)
Comment faisons nous pour assimiler toutes ces cultures et ces modes de vie ?
Nous ne savons pas, Mireille. Pour l'instant, nous emmagasinons et nous nous adaptons. A notre retour, nous aurons toujours notre blog pour "réviser" et faire le point. C'est cela aussi l'intérêt du blog : "écrit - communication" mais aussi "écrit - mémoire". D'ailleurs, quand on rédige un message on a toujours cela à l'esprit. C'est aussi pour cela qu'on écrit aussi souvent, pour fixer des moments et des impressions, des détails qu'on oublierait vite. C'est vrai qu'en ce moment les commentaires se font un peu plus rares. On ne vous en veut pas, on sait que ce n'est pas toujours facile quand on est toujours à courir après le temps ; cependant, c'est important pour nous de vous lire. Huit mois d'absence, c'est quand même long et être en contact avec les gens qu'on aime nous est précieux. A propos de la rédaction du blog justement. Au début du voyage, nous rédigions ensemble le texte des blogs. Très vite, nous nous sommes aperçus de la difficulté à écrire un texte à deux, chacun ayant sa personnalité, sa perception des choses et son style. Trop de compromis, de luttes d'influence et de conflits nous ont amenés à faire "blog à part", en nous répartissant les taches, chacun gardant quand même un droit de veto ce sur ce qui est publié. Aussi à vous de deviner qui a écrit chacun des textes.
Si vous vous dites "qu'est-ce que c'est bien écrit, ils devraient publier un livre", c'est Richard.
Si vous lisez du délire verbal, des phrases longues comme un jour sans fin, c'est toujours Richard.
Si le style vous parait "intellectuel de gauche", c'est encore lui.
Des textes plus terre à terre, tournés vers le quotidien ou les questions pratiques, un style "ZEP d'Aubervilliers qui n'a pas complètement raté ses études", c'est Danielle.
Attention il y a quelquefois des pièges. En tout cas, ça nous prend beaucoup de temps mais on s'amuse.
A propos, qui a rédigé la page d'aujourd'hui ?

mercredi 28 mars 2007






Nous voici de retour au Chili, dans la région des lacs. Les paysages ont nettement changé, plus proches de la Suisse que de la toundra (d'ailleurs, à Villarrica, nous logeons à l'hôtel Torre Suiza tenu par une suissesse au fort accent germanique et dont le chien se nomme "Fondue").
Nous avons donc abandonné la pampa désertique et poussiéreuse pour la moyenne montagne et ses paysages de conifères, de lacs et de cascades. Une différence notable tout de même avec la Suisse : la région est le lieu d'une intense activité volcanique et ici nous sommes entourés de trois volcans. Du sommet des cratères enneigés s'élèvent des volutes de gaz et, à l'occasion d'une visite dans les tunnels de lave, nous avons pu voir les photos des quatre précédentes éruptions qui ont eu lieu durant les trois dernières décennies. Les gens vivent ici sous cette menace permanente mais ils en maîtrisent parfaitement les signes avant coureurs, les effets et les moyens de protection. Ils peuvent ainsi définir à quelques dizaines de mètres près les endroits sécurisés en cas de coulées de lave ou de projections de rocs, ainsi que le temps nécessaire pour les atteindre. Seules les puissantes émissions de gaz ou de cendres semblent les inquiéter. Cela ne les empêche pas non plus d'investir en infrastructures de ski (remonte pentes, chalets...) dont certains ont déjà été détruits puis reconstruits lors d'une précédente éruption. Le séjour dans cette région nous a également permis de renouer avec les sources thermales. Hier, nous avons conclu une journée d'excursion par 2 heures 30 de bain dans des piscines naturelles en pierre dont l'eau soufrée avoisinait les 40 degrés.
Ce soir : retour vers Santiago par le bus de nuit.

samedi 24 mars 2007





Les photos ont été prises lors d'une balade dans la région des lacs près de San Carlos de Bariloche à l'extrême nord de la Patagonie. Demain, nous repassons au Chili.

Bonjour aux élèves du CM2 Aristide Briand d'Anglet. Nous sommes contents d'avoir eu de vos nouvelles et nous en profitons pour répondre à vos questions.

La hauteur des moais (statues) de l'île de Pâques ? En fait, il y en a de différentes tailles entre 3 et une quinzaine de mètres. Le plus grand qui aurait fait une vingtaine de mètres n'a jamais été terminé et se trouve encore couché dans la carrière à l'est de l'île, là où étaient taillés tous
les moais.

Combien coûte un voyage autour du monde ? Cela dépend de la façon dont on voyage, de ce que l'on veut faire, du budget dont on dispose. Nous avons l'exemple d'un voyageur qui a effectué un tour du monde pour 3000 euros (en stop, camping, etc...).
Les billets d'avion : ils reviennent beaucoup moins cher que des billets aller/retour pour un pays déterminé. On trouve dans une agence de voyage ("Connaisseurs du voyage" à Paris), 20 tours du monde pour moins de 2000 euros.
En ce qui nous concerne, avec les extensions que nous avons choisies, ils nous reviennent à 3200 euros par personne.
Le budget sur place pour 2 personnes (il dépend bien sûr de ce que l'on souhaite faire dans les différents pays) :
Nepal : 70 euros par jour (y compris le trek de 18 jours dans l'Himalaya avec guide et porteur).
Hong Kong : 100 euros par jour.
Japon et Nouvelle Zélande : 120 euros par jour.
Polynésie francaise : 235 euros par jour. C'est un pays extrêmement cher même si nous avons choisi de visiter beaucoup d'îles et d'atolls.
Chili et Argentine : 90 euros par jour (y compris avec une croisière dans le canal de Patagonie).
La suite du voyage (Bolivie, Pérou, Equateur) nécessitera un budget moins important (avec une exception pour les Galapagos si nous nous y rendons.