lundi 1 janvier 2007

Notre jour de l'an à nous





Nous voici à Te Anau au sud ouest de l'île, au coeur de la région des fiords. Nous avons eu beaucoup de mal à trouver un hébergement en raison des vacances d'été des néo-zélandais.
Hier soir, 12 heures avant vous, nous avons fêté dignement la nouvelle année !!!
Au menu du réveillon : crackers nappés de pâte d'aïoli au basilic, grillades d'agneau au BBQ, pommes de terre au micro onde, fraises au sucre (ici c'est la saison), le tout arrosé d'une bouteille de Merlot du cru.
L'agneau était excellent, bien meilleur que l'agneau néo-zélandais vendu en France, le reste n'était pas à la hauteur.
Nous profitons de l'occasion pour souhaiter une bonne année à tous ceux qui nous lisent, nous écrivent, pensent à nous.
Ce matin, alors que vous vous apprêtiez à fêter le passage à l'année 2007 nous naviguions au milieu des fiords. Les paysages sont somptueux : des sommets couverts de neige, des parois rocheuses qui dévalent jusqu'à la mer, des otaries à fourrure qui paressent au soleil sur les rochers, des dauphins qui cabriolent autour du bateau et l'accompagnent en nageant le long de l'étrave... et tout cela sous un soleil éclatant.
La route du retour vers Te Anau est splendide, encaissée dans une vallée glaciaire longeant plusieurs cirques sillonnés de hautes cascades. En nous arrêtant pour admirer une étendue de lupins, nous débusquons un Kéa, perroquet néo-zélandais.
Vous qui passez par la Nouvelle Zélande, ne manquez surtout pas l'étape de Te Anau et de la région des fiords !!!!!!!!!!!

samedi 30 décembre 2006

NZ : la montée du glacier





Nous sommes passés de la côte est a la côte ouest en traversant les Alpes du sud (si, si c'est vrai) pour arriver dans la région des glaciers. En nous réveillant nous sommes ravis de voir le soleil. Nous étions arrivés la veille sous des trombes d'eau et inquiets pour la randonnée sur le glacier (dans cette région, il pleut 70% du temps).
Nous partons avec un groupe et un guide. Après une marche d'une heure trente dans la montagne, nous voici au bord du glacier. Nous chaussons les crampons et commençons à progresser sur la glace. Le bas et les bords du glacier qui charrient la moraine sont grisâtres, mais plus on monte et plus la glace est propre. C'est notre première expérience de marche sur glacier. C'est fascinant. Par endroits, des crevasses laissent apercevoir d'impressionnantes grottes aux parois vertes ou bleues. Le guide avec son piolet dégage en permanence la glace pour nous permettre le passage. En effet, le glacier est en perpétuelle évolution et une voie tracée aujourd'hui peut avoir disparu demain.

jeudi 28 décembre 2006

La Nouvelle Zélande





Nous sommes en Nouvelle Zélande depuis deux jours, à Christchurch (côte est de l'île du sud). Encore un choc linguistique ! Alors que nous arrivions confiants, nous nous apercevons vite que nous ne parlons pas le même anglais que les néo-zélandais !!! Il va falloir s'habituer. Ils parlent vite, escamotent des syllabes, transforment certains sons... Ils sont surpris qu'on ne les comprenne pas.
Nous avons loué une voiture pour être plus autonomes.
A Christchurch, nous visitons la maison des kiwis. Deux ou trois de ces gros oiseaux nocturnes évoluent dans une quasi obscurité. De la taille d'une petite oie, cet oiseau qui est devenu rare est une espèce protégée. C'est un des rares oiseaux à être incapable de voler.
Nous faisons le tour de Banks Peninsula jusqu'a Akaroa ou subsistent des traces de culture française ("village Duvauchelle", "hôtel des pêcheurs", '"boucherie", "boulangerie"...).
Par endroit les bas-côtés de la route sont couverts de lupins. Au passage nous nous arrêtons au bord du lac Ellesmere. Sur la plage, au milieu des galets, on peut trouver des pierres semi-précieuses que les néo-zélandais ramassent en quantité.
La région est très vallonnée, consacrée essentiellement a l'élevage (bœufs, daims et bien sûr, moutons).

mercredi 27 décembre 2006

apparté




Note de l'esclave chargée de la parution : "j'ai oublié de mettre 2 photos qui vont avec le texte sur les sushis, donc les voici" :

mardi 26 décembre 2006

Noel au Japon, Paques aux tisons (vous ne pouviez pas y echapper).







Pour le réveillon, nous nous sommes payés un plateau de sushis et une orange (pour nous rappeler nos noëls d'antan).

Les derniers jours en Asie sont consacrés à la flânerie dans differents quartiers de Tokyo.
Deux d'entre eux valent le détour.
Près du sanctuaire Meiji, le dimanche, à la gare de Sendjuku, le pont au dessus de la voie ferrée est envahi par une foule bigarrée et en particulier de nombreuses jeunes femmes et adolescentes qui recherchent un maximum d'extravagance dans leur apparence. Tous les styles sont représentés : grunge, gothique, punk, fin XIX ème siècle anglais... Leur but est avant tout d'attirer l'attention et surtout de se faire photographier (mais quel japonais n'a pas pour rêve secret d'être sur la photo).
Le sanctuaire lui même est très différent le dimanche car il est frequenté par de nombreuses familles qui y viennent, certaines en costume traditionnel, souvent avec un nouveau-né pour un pélerinage (et bien sûr, une photo).
Un autre lieu remarquable : le marché aux poissons, l'un des plus vastes du monde. Tôt le matin il déborde d'activité. On y vend toutes sortes de poissons et de fruits de mer ; ceux qui nous sont familiers et d'autres qui nous sont totalement inconnus ou nous surprennent par leur dimension ou leur couleur. Citons : des moules de plus de 30 cm, des crevettes géantes, une multitude de variétés d'oeufs de poissons, des diodons (pour le fugu), des seiches et des calamars de toutes tailles, des thons énormes que les poissonniers débitent à la hache... tout ceci au milieu d'une bousculade et d'une fébrilité indescriptibles.

vendredi 22 décembre 2006

La danse des sushis.

Il y a peu de monde ce soir là lorsque nous pénétrons dans le keitensushis (sushis bar). La serveuse nous accueille d’un "Arigato gozai mas" (1) tonitruant repris en coeur par tout le personnel du restaurant. Nous choisissons un siège et nous attablons face au plateau rotatif sur lequel les assiettes défilent sans discontinuer.
A l’intérieur, les cuisiniers confectionnent sushis et makis, courbes vers l`avant, dansant d`un pied sur l`autre tels des cyclistes en danseuse dans l’ascension du Tourmalet.
Je montre à la serveuse le distributeur de bière à la pression. Elle place ses deux mains l`une au dessus de l`autre, parallèles au sol, puis une seconde fois plus écartées. Je choisis la seconde configuration signifiant ainsi ma préférence pour la chope grand modèle. Un sourire illumine son visage (2).
Indifférents à ces tractations, les sushis poursuivent leur ronde infernale autour des cuisiniers qui eux-meme continuent à rythmer leur travail de leur danse rituelle : pied gauche, pied droit, pied gauche...
Un client quitte son siège. La serveuse annonce à haute voix le nombre d`assiettes consommées (3) que comptabilise le caissier. Le départ du consommateur est salué par le traditionnel "Arigato gozai mas" de l`ensemble des restaurateurs.
Et la ronde des sushis se poursuit : thon, maquereau, saumon, anguille, oeufs de cabillaud, crevette, seiche, poisson à queue jaune (????) et même du canard fumé venu se perdre parmi tout ces fruits de mer.
Il n`y a plus de sushi au foie de lotte. Je demande au cuisinier de m`en préparer une assiette. "Arigato gozai mas". Ce type de commande est toujours avantageux. Il établi entre le consommateur et le cuisinier une forme decomplicité qui rend les sushis plus dodus.
Les assiettes vides s`empilent devant nous. Le massacre des sushis se poursuit mais chaque sushi sacrifie est aussitot remplace par les cuisiniers danseurs et nous sommes rapidement repus. Il est temps de partir.
Lorsque nous quittons le bar, les sushis poursuivent leur ronde, les cuisiniers leur danse tels ces danseurs de candomble bresilien qui pratiqueront leur rituel jusqu`a l`epuisement.
"Arigato gozai mas"

(1) "Arigato gozai mas" : salutation tres polie qui peut se traduire approximativement par "merci d`etre venu". Se prononce d`une voix tres sonore en accentuant fortement la derniere syllabe.
(2) Les japonaises, comme toutes les femmes d`extreme orient presentent un regard impenetrable, une expression fermee et distante. Mais lorsqu`elles sourient leur visage s`illumine pour refleter du monde une image de candeur et d`etonnement. Il faut toujours faire sourire les japonaises !
(3) Le record homologue est de 19 assiettes soit 38 sushis. Record battu le12 decembre 2006 a 20 heures au keitensushis de la gare de Kyoto par un japonais anonyme (un consommateur de sushis amateur ne peut en general pas depasser le total de 10 assiettes)

jeudi 21 décembre 2006