
jeudi 7 décembre 2006
Japon la suite

mercredi 6 décembre 2006
Japon
L’histoire ne dit pas ce qu’il se passe si la Kumari perd une dent. On peut toutefois penser qu’elle le cache soigneusement afin de ne pas perdre son statut.
Mardi 5 décembre.
Nous visitons les alentours du palais impérial. Nous traversons le jardin de l’est, superbe avec ses couleurs d‘automne, ses multiples pagodes et ses pins taillés à la manière des bonzaïs.
La ville est assez différente de Hong Kong. Les buildings sont moins hauts et moins nombreux, la ville plus aérée avec des espaces verts. Peut-être à cause de l’espace, la foule semble moins dense, la ville ne donne pas cette impression de fourmilière en perpétuelle agitation que l’on ressentait à Hong Kong. Il y a beaucoup de vélos à Tokyo mais ils roulent tous sur les trottoirs qui sont heureusement suffisamment larges.
La aussi, Noël se prépare. Peut-être avec moins de frénésie qu’à Hong Kong, mais nous sommes toutefois poursuivis par « Le petit renne au nez rouge » (il a du prendre l’avion avec nous). La vie est très chère à Tokyo. Le budget explose.
Le soir, nous dînons dans les bars à sushi, assis autour d‘un petit train transportant maki, suchi et sachimi. On se sert au passage et on paye selon le nombre d‘assiettes qu’on a pris. C'est ce qu’on a trouvé de plus pratique et de moins cher : on voit ce qu’on va manger et ce qu’on va payer.
La communication reste un problème difficile à résoudre, face aux machines (ordinateurs, distributeurs automatiques de tickets...) et aux informations affichées. Tout est écrit en caractères japonais. Heureusement les gens sont toujours ravis de nous porter secours et avec trois mots d’anglais et force gestes et mimiques, on se sort de toutes les situations
mardi 5 décembre 2006
De Honk Kong au Japon
Dernier jour à Hong Kong. Nous prenons le ferry pour l’île de Lantau. L’île est montagneuse et verdoyante. Beaucoup de Hong Kongais y sont venus passer leur jour de congé et se recueillir aux pieds du Bouddha géant (34 m de haut), le plus grand Bouddha assis du monde et au monastère de Po Lin. L’air est saturé de fumées d'encens.
Nous prenons un sentier de randonnée, loin de la foule, pour redescendre (2 h) jusqu’à Tung Chung, tête de ligne du métro qui nous ramené à HongKong.
Lundi 4 décembre
Apres 4 h de vol, nous arrivons à tokyo. Nous sommes vite confrontés à la barrière linguistique - pour acheter un ticket de métro à la machine, tout est écrit en japonais, très peu de japonais parlent anglais. Par contre, ils mettent beaucoup de bonne volonté pour nous aider et n’hésitent pas à se dérouter pour nous accompagner, utilisant leur téléphone portable pour se renseigner.
Un petit mot pour tous les collègues de Casa et la famille de Martine pour leur apporter notre soutien dans cette pénible épreuve. On vous embrasse très fort et toutes nos pensées vous accompagnent.
samedi 2 décembre 2006
Honk Kong et Macao
Samedi 2 décembre.
Nous faisons un tour dans la baie dans une vieille jonque. Le temps est beau et la balade agréable.
Vendredi 1 décembre.
Tôt le matin, nous prenons le ferry pour Macao (1 h de trajet). Macao est comme Hong Kong un territoire autonome depuis sa cession à la Chine par le Portugal en 1999 (Hong Kong a été cédé à la Chine par la Grande Bretagne en 1997). Il s'y dégage une atmosphère complètement différente de celle de Hong Kong : ici quelques buildings mais en nombre et hauteur limité. Les traces de l'occupation portugaise sont évidentes : des petites ruelles, des places ombragées, des cours carrelées d'azulejos (un petit air de Brésil....), des noms de rues , des enseignes publicitaires en 2 langues (chinois et portugais), de vieilles églises baroques, une cuisine métissée.... Nous terminons la journée par un tour au casino ("Macao, l'enfer du jeu" oblige). Nous investissons 9 € qu'on met 1/2 heures a se faire ratisser. A cette heure de la journée, les tables sont peu fréquentée mais les quelques joueurs présents misent très gros : 10 000 dollars pour retourner 2 cartes. L'atmosphère est tendue et personne ne semble s'amuser. Le soir, nous rencontrons un jeune couple de français qui fait le tour du monde mais dans le sens inverse du notre : échange d'informations. Nos impressions sur Hong Kong divergent. Arrivant d'Amérique Latine, ils trouvent la ville étouffante et déprimante et le contact avec les gens très difficile. Il est vrai que Hong Kong est une mégapole avec une circulation intense. De plus, les chinois sont des gens très réservés qui ne s'autorisent pas à interpeller les étrangers, d'autant plus que la barrière de la langue ajoute à la difficulté de communication. Mais quand on se donne la peine d'aller vers eux, ils sont ravis de nous aider.
vendredi 1 décembre 2006
Honk Kong





Il nous faut quelques jours pour comprendre comment cette ville fonctionne. Tout est indiqué mais il faut savoir interpréter les informations. On s'y perd un peu : des artères très larges (qu'on ne peut traverser que par des passerelles) bordées de blocs d'immeubles dans lesquelles se trouvent des centres commerciaux avec des magasins de luxe. Le premier jour nous avons mis des heures avant de trouver comment acheter une enveloppe. Mais en regardant bien entre chaque bloc, on découvre des petites ruelles bordées d’échoppes. Nous gravissons "le Peak" sur l'île de Hong Kong grâce à 800 m d'escalier mécanique (le plus long du monde). De la haut, on a une vue sur la baie. Malheureusement, le temps est couvert. Nous redescendons par le tram, sorte de funiculaire extrêmement pentu
Jeudi 30 novembre
Nous traversons la baie, quittant l'île de Hong Kong pour la presqu’île de Kowloon : vue panoramique sur la baie depuis la promenade des stars, copie conforme de Hollywood Boulevard (regard ému sur l'emprunte des mains de Maggie Cheung !). Retour sur l'île avec passage par Hong Kong Park, poumon vert bienvenu dans ce monde de béton, de verre et d'acier. Nos déplacements se font en métro (MTR) : efficace et rapide. Il a la particularité d'avoir un quai fermé par des cloisons de verre et des portes qui ne s'ouvrent que lorsqu'une rame est en station. Vers 18 h, nous retournons à Kowloon pour assister au spectacle sons et lumières sur la baie : pas mal sans être extraordinaire, il y a déjà tellement de lumière en temps ordinaire.
Les repas dans les restaurants populaires nous obligent à acquérir une dextérité sans pareille car ici pas de fourchette : que des baguettes, même pour manger des cacahuètes. Les plats sont à base de riz ou de nouilles mais on peut manger très varié (chinois, japonais, italien....).
Les hôtels. C'est bien sûr beaucoup plus cher qu'au Népal mais ça reste dans notre budget (33 euros la nuit en chambre double). Par contre ils sont difficiles à trouver à part les grands hôtels de luxe. Il faut avoir l'adresse exacte et on ne peut pas y aller au hasard car ils sont souvent répartis sur plusieurs niveaux à l'intérieur d'un immeuble et sans enseigne pour les identifier. Ca ressemble à une série d'appartements.
jeudi 30 novembre 2006
Les derniers jours au Népal
Lundi 27 novembre.
Question sur la Kumari. Que devient-elle après avoir été "déesse vivante" ? Elle retourne dans sa famille, couverte de cadeaux mais avec son enfance volée, un peu atteinte psychologiquement. De plus elle reste célibataire jusqu'a la fin de ses jours car la croyance affirme que celui qui l'épouse meurt dans le mois qui suit le mariage. Ca en décourage plus d'un.
Mardi 28 novembre.
samedi 25 novembre 2006
Trek. Jours 14 a 18.


La descente vers Lukla s'effectue par courtes étapes de 2 ou 3 heures.
A Phakding, nous montons jusqu'à un vieux monastère hors des circuits touristiques par un sentier très agréable, dans les senteurs de lavande et de pin. Contre une donation de quelques roupies, un lama nous offre une petite cérémonie de prières et de bénédictions. Le sanctuaire du monastère est superbe : bois anciens, tablettes gravées vieilles de 400 ans...
Nous repassons par Ghat, le village Sherpa de Shewang, notre guide, et logeons chez lui. Le lendemain matin, nous quittons Ghat avec des petits cadeaux (colliers, cordelettes bénies par le Dalai Lama, écharpes jaunes remises traditionnellement au moment du départ) et nous dirigeons vers Lukla, le terme de notre trek. L'avion pour Kathmandu est prévu pour le lendemain matin 22 novembre.
Malheureusement, les conditions météo (visibilité nulle) ne permettent pas aux avions de décoller. Une française de Douarnenez est là depuis 4 jours à attendre une place dans un avion. L'organisation locale est curieuse : quand les avions peuvent voler, les derniers arrivés partent les premiers ; plus les jours passent, plus on recule dans l'ordre des priorités. Le 24 au matin, 800 personnes sont bloquées à Lukla. Les lodges sont pleins à craquer, des japonais squattent pour une fortune (au moins 1000 euros par personne) les quelques hélicoptères disponibles pour quitter la ville. Nous sommes prévus pour la 8e rotation (seulement 15 places par avion) si les conditions météo ne se dégradent pas comme elles en ont l'habitude à partir de 11h.
A midi, malgré une visibilité très moyenne, nous arrivons jusqu'à la salle d'embarquement. On y croyait plus. A 13h30 nous sommes à Kathmandu.
Ce retard va nous obliger à modifier notre programme de découverte de la vallée de Kathmandu.
Samedi 25 novembre.
Le samedi est le seul jour de repos hebdomadaire pour les népalais. Nous flânons dans le quartier Thamel, apostrophés par les commerçants et vendeurs ambulants.
Nous nous rendons jusqu'a Kumari Ghar, domicile de la Kumari, déesse vivante de la cité. Il s'agit d'une fillette choisie à l'âge de 4 ou 5 ans selon des critères de caste précis. Elle est vénérée, cependant il lui est interdit de sortir sauf pour des cérémonies religieuses. Elle ne peut pas non plus risquer de se blesser car son caractère sacré disparaîtrait si elle saignait : aussi elle ne peut pas jouer et ne bouge presque pas. Elle termine sa carrière à la puberté. Une autre fillette est choisie tandis que la précédente retourne dans sa famille. Alors que nous visitons la cour intérieure, nous la voyons apparaître quelques secondes a la fenêtre (des japonais ont fait une donation dans ce but !).
Demain nous nous rendrons à Bhaktapur, cité historique située dans la vallée de Kathmandu et lundi nous prendrons l'avion pour Hong-Kong via Delhi.
Nous sommes désolés pour ceux qui réclament des photos, mais la vétusté du matériel informatique ne nous permet pas d'en envoyer. Nous ferons une tentative depuis Hong-Kong dans quelques jours, sinon notre attachée de presse (Julie) en publiera dès réception des DVD depuis Rosporden, la nouvelle Silicon Valley du Finistère.








